Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Pour le coup j’aurais du me douter que j’allais me faire avoir. Le label worldvillage m’a attiré l‘œil, invoquant le pouvoir suprême de la boboforce. Et, padawan que je suis, je n’ai su y résister. Les signes étaient pourtant nombreux. La pochette est un simple portrait photo du chanteur, chanteur que l’on reverra à chaque page du petit fascicule qui accompagne le Cd. C’est d’autant plus ridicule qu’il est assez laid et qu’il se stylise le sourcil (ne fréquentant pas de footballeurs, je ne connais pas le nom exact de cette pratique). Dans ce même fascicule précédemment évoqué, on retrouve les paroles de chaque chanson déclinées en portugais, en anglais, et en français. Et croyez moi, dans le genre gnangnan, ca vaut le coup d’œil.
Enfin, au moins, les « grands sites de critiques » parlent du bonhomme, comme quoi même les musiciens plus au sud que Marseille peuvent être un peu mis en lumière (enfin pas au sud de la Méditerranée non plus, t’a vus Jes’ toi!).
Il s’agit donc du 4ème album de Antonio, et son style musical est le fado. Il parait que c’est connut. Au vue de cet album j’ai du mal à comprendre pourquoi.
L’avantage est que le fascicule me dispense de recherches. On trouve donc dans Guia (ça veut dire « guide» , je tiens à le dire par ce que les autres sites semblent trouver ça hyper intéressant alors peut-être qu’en l’écrivant moi aussi…. Bah non, j’en ai toujours rien à battre) guitare et basse portugaise ainsi qu’une guitare classique. De temps en temps se rajoute une clarinette ou une trompette mais c’est pas très important.
Bon, quand même, on trouve une très bonne chose dans cet album, c’est que Eliane Azoulay en fait une critique sur Télérama.
Un extrait: « Reste le charme tranquille de ses suavités feutrées, portées par les lumineuses pluies de notes des trois guitares (basse, classique, portugaise), parfois rejointes, en toute discrétion, par une clarinette, un trombone, ou une trompette ».
En voilà une phrase qu’elle est belle! Sacrée Eliane, tu dois plus être très jeune pour appeler une basse une « guitare basse », à moins que tu n’ai laissé un stagiaire recopier bêtement le petit guide du CD à ta place. Enfin, c’est sur qu’au total ta critique dépasse à peine les 150 mots, décrivant avec une poésie exquise les « salutaires escapades du côté du Brésil ou du Cap-Vert » d’Antonio. Et dire qu’on peut recevoir un salaire en écrivant ça. Mais sache Eliane, si tu nous lis, et je le souhaite, que je te porte tout de même plus de respect qu’à un journaliste des Inrocks, par ce que tu ne t’auto-congratules pas à tour de bras en vantant ta prétendue curiosité musicale et intellectuelle comme peuvent le faire ces vieux-jeunes et jeunes-vieux (ou comme je le fais moi-même avec une ferveur constante).
Il y a des chansons un peu moins pénibles que le reste, comme par exemple « reader’s digest ». Mais là encore, rien de très original. Ca pourrait être en français que ça ne changerait pas grand-chose. On sent surtout que c’est mielleux, que c’est censé nous faire pleurer, que l’artiste a fait ça avec l’espoir d’être sélectionné pour l’Eurovision. En conclusion, la seule chose vraiment surprenante dans l’album, c’est que le gars ne s’appelle pas Da Silva.