Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
D’après le site officiel de Darko Rundek, cet album traite de la solitude de l’exil, du fait qu’internet est, en gros, apatride, ainsi que d’une utopie où l’amour transcenderait les frontières. Bref, tout un beau programme, plein de tristesse mais porteur d’un beau message. Quitte à user de stéréotype, le fait que ce groupe vienne de Croatie n’est pas une surprise, où l’on ressent tant le poids des conflits pas si lointains, mais où cela n’empêche pas de regarder vers l’avant.
A 7 musiciens, dont Darko Rundek, le groupe nous fait voir une multitude d’instruments à en avoir le vertige. Trombone, accordéon, piano, guitare, voix et j’en passe, il y en a pour tous les gouts.
C’est donc sur 13 titres que les croates nous offrent un bon condensé de blues, rock, musique traditionnelle, et peut-être même gypsy musique, mais ca se rejoint dans un sens. L’avantage d’un tel album est que, pour les récalcitrants à la « world music », vous pourrez tout de même trouver votre bonheur. En effet, les oreilles occidentales n’avancent pas ici en terre totalement inconnue, car on est ici plus dans un métissage de cultures que dans une psedo musique expérimentale. Un certain rapprochement avec les Blues Brothers pourrait être trop osé, alors on les comparera plutôt à leurs pas tout à fait voisins tchèques « laura a jeji tygri ».
A écouter, réécouter, puis à partager et faire découvrir. Vous nous en lasserez pas facilement.
8,5/10