Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Eels, groupe de rock expérimental fondé par Everett en 1995, auquel s’ajoute un seul musicien permanent, le batteur.
Everett, c’est un avant tout un mec atypique avec une vie pas toujours rose (dans le genre suicide de sa sœur accompagné du décès de sa mère). Du coup, au gré de son humeur, il embarque son groupe dans tous les genres et toutes les émotions.
« Tomorrow Morning » est le 9ème et dernier album en date, faisant écho à ses 2 albums sortis dans les 12 mois précédents.
Non, ça n’est pas bâclé. Oui, Everett vit pour la musique et par la musique. Il est la musique. Il aime la musique, et la musique le lui rend bien. Pour cet opus, Eels s’est accompagné d’un bassiste/guitariste, notre homme orchestre se chargeant de l’harmonica/piano/banjo/guitare/basse/ harmonium.
Avec une moitié de titres d’un niveau correct et l’autre moitié allant du bon au divin (par exemple « Oh so Lovely »), il va de soi que ce groupe garde son statut de référence du travail bien fait. On trouve aussi, et c’est plus surprenant, du rock old school comme on en voit plus beaucoup avec « Looking Up ». Malgré sa diversité, et même si on ne voit pas toujours où le groupe veut en venir, l’album garde un esprit général et ne se présente pas comme un vulgaire best-of.
Everett n’a pas une voix unique, mais une voix comme il faut. Avec Tomorrow Morning, la vision de la musique ne changera pas, le monde restera intact, mais ceux qui auront eu la chance de l’écouter ne regretteront pas ce temps passé.
Pour ceux qui auraient la fainéantise d’écouter tout l’album, contentez vous de « Baby Loves Me »: travaillée à fond, avec une pointe d’expérimental, quelques petites touches d’électro, et un refrain inoubliable.
7.5/10