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Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.

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Frida Hyvönen. Silence Is Wild (2008): bobos sauvages

http://mescritiques.be/IMG/arton760.jpg

 

 

Par ce bel après midi d’un samedi quelconque (encore que rien ne soit quelconque dans la vie d’un homme du monde, tel que le héros de notre histoire), M se baladait au milieu des rayons de la médiathèque de sa ville. Quelle ne fut pas sa surprise de voir un tel nom à la sonorité si scandinave que celui de Frida Hyvönen qui ne soit pas rangé dans la section « World » mais bien parmi les Cd « Pop/Rock », couramment appelés par les fervents utilisateurs de leurs oreilles ainsi que de leurs bon sens (les 2 en même temps, c’est rare, mais M fait partie de ce genre d’hommes, héros des temps modernes si il en est) : « Fourre-tout des multiples daubes qui polluent les radios soit disant mieux que Skyrock et autres merdes car elles passent Muse et pas David Guetta ».

Toujours est-il que M est surpris et tend sa main vers l‘objet sacré, et se demande si c’est une erreur ou si il est en train de faire une bêtise et ferait mieux d’aller vers le rayon world évoqué plus haut, où, si la musique n’est pas toujours bonne, au moins elle surprend.


Au moment d’enregistrer ses prêts auprès d’un imbécile d’employé vraisemblablement trop faible pour soulever la liseuse de code barre en moins d’une minute (ce qui fait long quand on prend plusieurs Cds et que l‘opération est répétée pour chaque article), un doute s‘immisce dans le brillant esprit de M, qui, précisons-le pour la suite de l‘histoire, est contenu dans une boîte cérébrale des plus exquises, elle-même à l‘intérieur d‘un visage ô combien magnifique, le tout sur un corps qui ne laisse pas indifférent. Bien que ceci lui soit parfois fort utile, ce physique de rêve a aussi ses inconvénients, la suite vous dira pourquoi. Craignant qu’il ne s’agisse d’une hype du moment pour les bobos fan d’Eva Joly et autres personnalités très respectables (notez la confusion que l’auteur instaure, s’agit-il d’ironie ou non?), il s’apprête à dire au crétin automatisé de la médiathèque de ne pas lui enregistrer ce Cd et qu’il va le ramener. Mais que se passe-t-il? M voit en haut des marches de l’escalier une ribambelle de mannequins, d ‘hôtesses de l’air et d’infirmières cochonnes qui s’approchent dangereusement de son pauvre petit corps viril. Ni une ni deux, M s’enfuit de la médiathèque les jambes à son cou, ses Cds sous le bras, notamment le maudis qu’il désirait rendre. Par ce que M la connaît l’histoire, il va devoir inventer une excuse bidon pour chacune d’entre elles pour justifier son refus de leur passer son numéro de téléphone, puis il devra consoler celles qui l’implorent de leurs offrir une saillie princière dans les toilettes, vite fait très bien fait, ce qu‘il se refuse toujours à faire, aussi charitable soit-il. C’est toujours la même chose, et le temps de M est précieux. Du coup, une fois chez lui devant son ordinateur, qu’elle ne fut pas sa surprise (et effectivement ce ne fût pas une surprise), de voir que le jeune femme, qui s’avérait être suédoise, était déjà l’objet de moult critiques d’albums, et même par les Inrocks et Télérama. Une fois n’est pas coutume, c’est M qui l’avait dans le cul.

 

http://ziknation.com/wp-content/uploads/2008/11/500_afrans1.jpg

 

Le bel homme se remettant de son émotion arrière-trainale, il se décida quand même à écouter la chose. En plus, il se voyait déjà bien raconter son histoire comme intro d’un article sur ce super blog qu’est peoplearestrange. Bien sûr, certains croiraient qu’il s’agit d’une histoire inventée, mais M, lui, connaît la vérité.

 

Parlons de la belle. En 2005, à 28 ans, elle sort son 1er album, et en 2008, son 2ème, qui sera même classé dans le hit-parade suédois. Si ça c’est pas la classe. Alors oui, mademoiselle a une belle voix, et l’instrumentation peut parfois être des plus enthousiasmantes (« Birds »).

Mais dans l’ensemble, ça reste trop lancinant, trop mou, sans pour autant en faire appel à nos sentiments. Non, ça n’a rien d’émouvant, c’est tout simplement lent.

On peut rétorquer que c’est un style qu’il faut savoir apprécié. Mais comment apprécier lorsque l’on commence à s’endormir. Car la seule carte à jouer pour qui veut exprimer son talent à la vitesse de l’escargot étalant sa bave, c’est de trouver le subtil mélange entre instrumentation et voix, le tout de préférence en faisant remonter subtilement les diverses émotions de l’auditeur. Entendons-nous bien, cela ne veut pas dire qu’on doit être au bord des larmes dès qu’une chanson est un peu calme pour la trouver bonne, mais elle doit tout simplement parler à l’esprit et au cœur, puisque le corps n’a pas l’occasion de se trémousser.

 

Tout cela est quand même un peu manichéen. Il faut bien avouer que si on s’intéresse aux paroles, ce qu’on ne vous conseille pas car c’est pas tout joyeux, c’est beau. De plus, l’instrumentation, d’apparence simple, se complexifie parfois pour donner une harmonie du meilleur goût, tout particulièrement grâce à ce qui semble être un violon. On pense notamment à « Oh Shangaï ».

 

Et plein de suffisance, M conclut en disant haut et fort que décidemment, les bobos avaient vraiment des goûts de chiotte. Mais en son fort intérieur, il n’était pas si méchant, il pensait juste que la petite était surcotée.

 

Bon, c’est la plus commerciale, mais elle est quand même pas mal du tout: « Dirty Dancing ».

 

7/10

 

 
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