Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Le web nous démontre une fois de plus ses lacunes par l’absence presque totale de données sur ce groupe. Excepté sur un site américain (où la musique klezmer est très appréciée), aucun plagiat possible.
Qu’importe, vaillant, je me décide à essayer de penser par moi-même. Chose ardue, il est vrai, surtout que ce n’est pas le genre de choses qu’on apprend à faire dans le cursus scolaire et universitaire français. Tant pis, je persévère, et vous offre en exclusivité ma toute 1ère réflexion personnelle (En réalité, mon agent ma dit que faire de l’autodérision permettrait au lecteur d’être plus à l’aise et de moins penser à combien sa vie est différente de ses aspirations. Pauvres nuls que vous êtes).
Contrairement à ce que le nom de l’album laisse croire, seul le ¼ des titres est traditionnel, le reste étant composé par le clarinettiste et accordéoniste du trio. Le reste du trio est composé d’un chanteur et d’un joueur de violon et guitariste. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le chanteur ne joue pas d’instrument (à moins qu‘il ne soit le percussionniste mais rien ne semble l‘indiquer), alors que la moitié de leurs titres est instrumental.
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Abordons ce pourquoi nous sommes-là: l’album en lui-même.
Sympathique est le 1er adjectif qui me viendrait à l’esprit. Oui, c’est sympathique, c’est dansant, joyeux, festif, amusant. On ne comprend pas un mot mais on sourit quand même. On en vient même à se croire dans « Les aventures de Rabbi Jacob ». Certains morceaux sont un peu en dessous du niveau général, mais c’est vite pardonné.
Et même en faisant abstraction de cette superbe musique, on peut se contenter du chant. Il n’a pas besoin de chœurs ou d’arrangement à l’enregistrement. Ce chanteur est puissant, possède un large éventail de tonalités, et est capable de casser son rythme avec une spontanéité saisissante.
Pour conclure, il s’agit d’un incontournable pour quiconque prétend aimer la musique klezmer, ou même aimer la musique en général. Et si ce n’est pas votre cas, ça ne fera tout de même pas de mal d’écouter et réécouter et reréécouter et rererécouter et rerererécouter ce CD. Et encore un peu plus si nécessaire.
Si vous n’avez pas la patience de tout écouter, contentez vous de Rumenie, la piste 20: une chanson qui joue tant sur les changements de rythme que sur l’émulation qu’elle provoque sur notre imagination. Dès les 20 premières secondes, vous vous sentez danser avec l’homme sur la pochette au milieu de champs en Israël: magique et transcendant.
9/10