Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Ah, ce beau pays de Myanmar, ou Birmanie pour les intimes. Si il est réputé comme hébergeant les plus beaux temples bouddhistes du monde, on le connait aussi pour sa junte militaire, auparavant prompt au massacre gratuit, mais qui commence à entreprendre une démarche de démocratisation assez inattendue, encore qu’on trouvera bien des imbéciles pour faire un lien avec le printemps arabe, tant il est préférable de comparer l’incomparable que de proposer une vraie réflexion.
Tout cela pour en venir à un point, on ne parle pas souvent de la région pour sa culture, et notamment pour sa musique.
Cet album présente l’artiste birman Kyaw Kyaw Naing et plus d’une vingtaine de percussions, accompagné de divers instruments régionaux à l’exception d’un piano.
Cette description vous semble bien générale. Certes j’en conviens, mais il est tout simplement impossible de décrire la musique proposée. Car si chaque style est unique, celui-ci offre la définition même de l’unicité. Non seulement par les sonorités proposées, qui, vous l’admettrez dès l’écoute du 1er titre, sont totalement inédites à nos oreilles. Mais aussi par la singularité de l’ambiance. Même si l’atmosphère est parfois bien vide et que les aigus du xylophone commencent à siffler dans nos oreilles, on reste admiratif du fait que ça n’est jamais répétitif, ce qui est loin d’être évident avec ce genre d’instruments.
9,5/10