Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Une histoire folle que voilà. Je me réveille après avoir rêvé qu’un sanglier en feu courait partout dans la forêt de la petite ville où j’ai grandi et me défonçait le pouce. Bref c’était pas très intéressant et le réveil a sonné peu après. Je me fais un café et, voulant sortir la cuillère de la tasse, je me brûle le pouce. C’est fou comme la vie est faite non?
M.I.A, c’est Mathangi, une anglo-sri-lankaise de 32 ans lorsqu’elle sort son 2nd album: Kala. Sa vie est pas toute facile: elle naît tranquillement à Londres, puis ses parents décident de repartir au Sri Lanka. Là, son père, du genre j’ai envie de marquer l’histoire, fonde un parti révolutionnaire. Pour vous la faire courte, la famille supporte pas trop la guerre civile, et retourne sans le daron à Londres.
Bizarrement, si l’album est classé par de nombreux magazines comme meilleur album de l’année ou presque, les ventes ne sont pas aussi généreuses. Est-ce à dire que la chanteuse a profité du succès de sa chanson « Paper Planes» ? Ca serait énormément minimiser son travail, mais c’est probablement partiellement vrai. Les gens ont dû télécharger la chanson sans en avoir rien à battre du reste.
Musique jouissive si il en est, Mathangi nous plonge dans un univers bien particulier. A coups de percussions massives et de rythmiques électro, on a la sensation que les drogues en tout genre ont touché de près ou de loin chaque chanson. Par ce qu’il s’agit réellement d’un délire sans nom, mais pas un délire comme les derniers Tarantino, qui n’amuse que lui et les peigne-culs. Non, M.I.A s’est surement bien amusé sur l’album, mais elle cherche aussi à contenter l’auditeur sans le prendre pour un con.
Un lien vers la chanson « World Town» :dynamique, bruyante, et qui sent bon l’humidité, comme à la guerre. Putain de Vietnam, ça vous change un homme, c’est peut-être pour ça les rêves de sangliers enflammés…
7/10