Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Qu’il est étrange d’écouter du rap français du début 90. Celui des années 2000 est différent du rap contemporain, mais celui des 90 est tout simplement une autre catégorie musicale.
Mc Solaar, ou Claude M’Barali, est, dans ce rap d’un autre temps, une personnalité assez excentrique. Né à Dakar, on oserait dire qu’on retrouve du Senghor dans la maitrise de la langue propre à Solaar. Pas d’agressivité, pas d’argot, pas d’accent, juste une douce poésie. Si les rappeurs contemporains ne le citent que rarement comme inspiration, c’est peut-être qu’il avait placé la barre trop haut.
Mais là où il ridiculise ses concurrents, ce n’est pas tant dans le flow que dans la musique. Produite par un membre du futur Cassius, elle puise ses ressources dans le jazz et des ambiances africaines.
Là où le bas blesse, c’est finalement les paroles. Si il conte les histoires à merveille, celles-ci ne présentent pas toujours un intérêt particulier.