Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.

Publicité

The Cables. What Kind of World (1970): bonne question

http://ring.cdandlp.com/adrenalyn/photo_grande/115184267.png

 

Quand on va au rayon Cd de grandes surfaces, le rayon reggae est souvent consacré presque exclusivement à la famille Marley. Et il est vrai que Bob et les Wailers proposaient une musique ultra accessible qui, d’autant plus, évitait le travers de la majorité des groupes de reggae qui gratte leur basse sur 5 minutes sans beaucoup d’efforts d’imagination.

 

Toujours est-il que le groupe qui nous intéresse présentement n’est pas de la lignée des Marley, et vaut pourtant le détour, malgré le manque manifeste de succès dont il fut victime. Il est composé de 3 chanteurs et musiciens jamaïquains, qui, après différentes expériences, se réunirent en 1962 pour former The Cables. De leur travail naquit différents singles puis leur 1er album « What Kind of World ». Bien que cela dépasse du cadre temporel qui nous concerne, il est bon de savoir qu’ils ont plus ou moins continué de jouer ensemble jusqu‘à maintenant, sortant 2 albums au passages et en préparant un nouveau, plus quelques coopérations par-ci par-là. Et surtout, le chanteur principal continua de gagner sa vie en travaillant dans une boutique de chaussure, jusqu’à ce qu’il parvienne à déménager aux Etats-Unis.

 

Vous faire le récit de cette petite histoire n’est pas anodin. Car la conciliation d’activités professionnelles ne relevant pas du domaine artistique, et par conséquent aux horaires peu flexibles, laisse penser que l’album est bâclé, ou encore n’est qu’une succession de chansons écrites au fil des années sans cohérence aucune. Il n’en est rien, l’univers est là, on se sent bien dans le old school : pas d’effets bizarres, de feat bidon pour élargir le panel de clients potentiels ou d’instruments qui font sympa à l’enregistrement mais qu’on ne prend pas la peine d’amener en concert. C’est authentique, c’est tiède, comme si un vent frais nous soulageait d’une chaleur harassante.

 

Si les chants accompagnent à merveille la musique, il n’empêche que la musique tombe dans les travers du reggae. Particulièrement pour les 3 chansons de 5 minutes dont la durée est divisée en 2 parties: le morceau en lui-même et le duo basse percussion qui ne varie pas d’un pouce.

Moi-même n’étant pas adepte du reggae, je dois dire qu’il s’agit d’un très bon album, et un must-have quand on aime ce genre.

 

 

7.5/10

 


 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article