Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Finalement, qu’est-ce qu’on connait de l’Australie? C’est une sorte d’énorme île peuplée en majorité par des descendants de criminels. Oui, mais pas que, c’est aussi la terre natale d’AC DC. Oui, mais que, c’est aussi une plage remplie de surfeurs musclés à l’origine de nombreux fantasmes qui oublient bien souvent le fait que ces mecs ultra tolérants, peace and love et d’autres conneries du genre, entretiennent un système qui a bien du mal à reconnaitre les torts fait aux aborigènes. Bref, sans compter que le billet d’avion n’est pas donné et que c’est très loin, l’Australie est un pays qui peut paraître peu attractif. Mais depuis 1995, un groupe sévit à travers le monde pour redorer le blason de cette terre maudite. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il prend ce boulot à cœur, tant son 1er album parut en 1998 et encore plus le 2ème en 2001 lui a garantit rapidement un succès international.
Avec la sortie du 3ème album Sunrise Over Sea, John Butler confirme ce qu’on pensait: avec sa guitare et 2 acolytes aux basses et percussions, il ne compte pas cesser de nous éblouir.
Mais alors, le pourquoi du comment? C’est bien simple, John arrive à transformer des mélodies plus banales que n’importe qu’elle chanson de Simple Plan en merveille de créativité et de virtuosité technique. Si sa voix semble aussi pinçant que son jeu de guitare, il est capable d’en faire tant un instrument de folk que de musique à la limite du traditionnel celte.
Une cool attitude qui paraît étonnement naturelle, une fluidité impressionnante, aucun passage ne semble avoir été crée juste par ce qu’on trouvait pas de meilleures transitions. Non pas qu’on imagine John travailler jour et nuit sur son bureau avec un papier et un crayon à vouloir parfaire chaque détail. C’est plutôt ce qu’on appellera du talent pur et dur. Contrairement à tous ces imbéciles, australiens ou pas, qui font des clips ennuyeux montrant d’autres imbéciles ou eux-mêmes faisant du surf, le tout sur une musique salement mauvaise, John casse ces préjugés.
Le problème est qu’il est un peu difficile de vous conseiller quoi écouter: entre l’hymne celte d’ « Oldman », la mythique « Company Sin » ou le semi-blues de « Treat yo Mama » parmi d’autres, vous avez le choix.
Désormais, Australie sera synonyme de John Butler Trio.
AC DC? Non, désolé, jamais entendu parler.
8,5/10