Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
3ème album des AM qui n’ont déjà plus rien a prouver, s’étant imposés sur la scène mondiale en un délai très court. Cependant, ils décident de changer légèrement de style, adoptant une démarche plus réfléchie instrumentalement, et s’orientant vers un ton plus sombre inspiré par les parfois géniaux Queen of the Stone Age.
Alors effectivement, c’est surement plus technique, mais l’enthousiasme n’est plus là. On applaudira le courage du groupe de changer d’orientation et ainsi rendre le futur du groupe incertain. Seulement, ils ne sont pas les seuls musiciens de ce style de rock plus puissant, et sont loin de dominer cette nouvelle aire de jeu.
On aura évidemment le droit aux remarques des prétentieux qui pensent que la complexification signifie l’amélioration, et que ceux qui n’aiment pas n’ont tout simplement pas compris ou ne s’y connaissent pas assez. Non non, il n'y a rien à comprendre là dedans. On peut très bien faire de la musique plus pointue tout en restant accessible, mais c’est sur que c’est pas évident.
L’album débute fort et plutôt bien, mais ne vous attendez pas à grand-chose par la suite. Mais, en accord avec les Inrocks, « The Jeweller’s Hand » laisse présager de bonnes choses, ce à quoi on peut aussi ajouter la reprise de Nick Cave dans les titres bonus: « Red Right Hand ».
Certains voudraient aussi faire passer le titre « My Propeller » pour une bonne chanson introduisant bien l’album, mais, franchement, seule la basse donne l’impression d’une réelle recherche.