Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Il est toujours intéressant d’écouter un album d’un artiste dont on ne connait que des albums ultérieurs. On voit rétrospectivement les qualités qu’il a acquises ou perdues. Ici force est de constater qu’il a acquis bien des compétences entre Echale Semila et Presebre, car le premier évoqué est de loin beaucoup moins captivant que son dernier en date.
Pour un 1er album, Axel Krygier ose vraiment, totalement décomplexé, créer son propre univers musical et poétique à la fois. Mais les bonnes surprises sont rares (parmi elles « Postcolombiano »), et on est bien trop souvent obligé de supporter ce qui s’apparente plus à des délires qu’à une véritable expérience musicale. Attention, avec Axel Krygier, on ne tombe jamais non plus dans le véritablement mauvais, tout simplement moyen, et décevant au regard des énormes productions dont il est capable et dont auxquelles il nous habituera par la suite.
Un 1er album à moitié révolutionnaire, l’argentin créer son style sans tout à fait en avoir définit les contours, si contours il y a, car son esprit est probablement aussi dévasté que Sarajevo. Mais c’est-ce qui lui donne son trait de génie et rend sa musique si particulière.
6/10