Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Dans la liste des pays aux musiques méconnus, ce sera aujourd’hui la Hongrie. Si beaucoup de protagonistes sont venus et partis de ce groupe depuis sa fondation en 1999, c’est qu’il y est un groupe particulièrement renommé. Voguant sur leur acquis après leur 1er album, les artistes produisent « Can’t Make Me » en 2003, et on doit bien s’avouer quelque peu déçu. Vous l’aurez compris vu la pochette et le titre de l’album, le groupe ne veut obéir à aucune loi, ni aux conservateurs de la musique ni à ceux plus hypes, et, pour le coup, on peut dire que le groupe tient sa parole.
Les apports de rap, d’électronique, et des influences qu’on pourrait qualifier d’ottomanes en font un groupe extrêmement ambitieux et agréable, mais la cohésion n’est pas toujours au rendez-vous.
Besh o Drom ose, innove, et a le courage de ne pas se cantonner dans une musique tsigane, certes somptueuse, mais réellement surexploitée et trop ancrée dans le passé. C’est sur qu’en écoutant une musique du genre de « Pergeto », on perçoit clairement qu’on a quitté le registre traditionnel, mais c’est bien là l’un des seuls titres plaisants de l’album. Dommage, l’idée est bonne.
6/10