Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Histoire intéressante que celle de ce groupe, représentant du peuple Garifuna. Ce peuple serait apparemment les descendants de rescapés d’un navire négrier qui serait échoué on ne sait où et on ne sait quand. En tout cas, n’ayant pas eu le privilège d’aller taper de la pioche dans le champ de coton, mais pas non plus de rester sur leur continent d’origine à esquiver esclavagistes européens et arabes, il est peu dire que leur culture est singulière.
Le groupe a été fondé en 1981, l’année où le Belize obtient son indépendance du Royaume-Uni. Le fondateur du groupe déclare l’avoir fait pour maintenir la vivacité de la culture Garifuna et moderniser sa musique. Cette envie lui vint apparemment par peur de la disparition progressive de la mémoire de son peuple, notamment à force de voir les jeunes de son pays partir chercher du travail aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. Bien entendu, depuis qu’il a dit ca, lui-même ne vit plus au Belize mais en Allemagne…
Qu’en est-il de la musique?
Très axé sur les percussions, on reconnaît très vite les influences sud-américaines beaucoup plus qu’africaines.
Le problème est qu’en dehors de ces percussions que nous qualifierons de correct, le niveau est très faible. Et si il s’agit vraiment de la fine fleur du peuple Garifuna, alors leur culture risque effectivement de s’éteindre bien vite. Car la diversité des sons n’est pas au rendez-vous, et vu la voix des chanteurs, ils auraient été capables d’être refusés à la nouvelle star ou autres niaiseries plus modernes dont je ne connais pas les noms.
2/10