Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Né en 1872 à Prague, il est l’auteur d’au moins 240 œuvres (400 selon wikipédia). Il fut d’abord l’élève d’Antonin Dvorak au conservatoire, pour devenir, bien plus tard, le directeur de la musique militaire de l’armée royale et impériale. Le Cd présenté est l’interprétation de 7 de ses compositions, plus une de Dvorak, par le Philharmonique tchèque.
Peut-être avez-vous moins de lacunes que moi, et savez pertinemment que Fucik est un génie au même titre que Mozart et Pascal Obispo.
Vous voyez la musique des cirques? Celle quand il y a Pipo et Zipo, haha une fleur qui projette de l’eau dans les yeux du clown, qu’est-ce qu’on s’amuse, et voilà un tigre enfermé dans une cage de 2 mètres de long! Chanceux qu’il est d’échapper à la liberté de sa terre natale et de pouvoir librement tourner en rond jusqu’à ce qu’on l’oblige à s’accoupler et qu’il puisse voir ses enfants être dressés au fer rouge: j’adore le cirque.
Et bien la musique est signée Fucik: « Entry of the gladiators ». On peut également citer son autre succès éternel: Florentine March
Par ce disque, on a l’impression de mieux connaître son auteur. Il n’est question que de joie tout au long de l’écoute. Ainsi, « Der alte Brummbär », « le vieux bougon », lui fut inspiré par le commandant de son régiment. Et pourtant, malgré ce titre: quelle mélodie, quel entrain, quelle énergie ressort de cette musique! Il en est ainsi du début à la fin, à tel point que Fucik ne peut qu’inspirer la sympathie, le respect, et pourquoi pas l‘idolâtrie, tant transmettre uniquement un sentiment de joie par une somptueuse musique n’est pas chose aisée.
Non seulement l’écoute de ce Cd plaira à tous, mais il en entraînera plus d’un vers le rayon musique classique des disquaires.
8/10