Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
J’étais bien obligé de voir si Télérama avait fait une critique de l’album car je crois que ca peut devenir une source de non inspiration récurrente. Seulement: la critique était tellement bien écrite que je pensais m’être trompé de site. Heureusement, les commentaires, provenant de personnes relativement pas malines, nous rappelle qu’on est au bon endroit. Notamment un, qui, disant en gros que le slam n’est pas à la portée de tous, écrit ensuite « tout ceux qui s’y connaissent diront que cet album est génial ». Mouais. Je ne me prétends pas m’y « connaître » en slam, mais je suis sur que 3ème temps, ça n’en est pas, comme les 2 premiers albums de GCM, et comme lui-même l’avoue.
Grands corps malade n’est donc vraiment plus un slammeur, mais presque un membre de la grande et globalement hideuse chanson française.
Qu’attendre d’un album où on trouve même un duo avec Aznavour?
C’est sur, l’instrumentation est appréciable mais, comme j’ai pu l’écrire pour Enfant de la ville, ce n’est pas ce qu’on attend de lui. Les artistes qui essayent à droite à gauche, c’est une très bonne chose. Mais GCM est le porte-étendard du slam francophone, alors à mon sens, il ne peut pas se permettre pour le moment de faire tout et n’importe quoi, au risque de replacer le style qu’il aime au rang de passe-temps de cages d’escaliers.
Ok, Grand Corps Malade a un peu perdu de son âme qui nous avait tant séduite au départ, mais ses textes ont repris de la vigueur. Les bons mots abondent et nous laissent penser que GCM est encore capable de grande chose, mais il faudrait qu’il commence par arrêter les textes engagés bien trop souvent démagogiques à l’extrême. Tout aussi chiant, il y a les textes personnels dans le genre je passe ma petite annonce. On pense notamment à sa déclaration d’amour pour son enfant à naître et celui en hommage à Montréal, où il a déjà été récompensé et il où il compte surement avoir d’autres prix grâce à sa chanson lèche-bottes.
Pour illustrer son intelligence et sa maitrise de la langue, intactes, il y a « Roméo kiffe Juliette ». On peut également mettre en lumière son duo sur « L’Heure d’été » , intéressant. Pour vous dégouter d’un soi-disant slam, il y a tout le reste de l’album.
3.5/10