Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Au Vietnam souvent, on fait la guerre, en tout cas si on en croit la moitié des films américains. Mais sinon, on fait de la diaspora par-ci par-là, et parfois on atterrit en France. C’est le cas de Huong Thanh, qui, en parallèle de son groupe de jazz, sort avec « Dragon Fly » son 2ème album solo en 2001.
Avec son timbre de voix typique de ce qu’on peut entendre dans tous les restaurants du 13ème, la chanteuse nous transporte en douceur vers les contrées de son pays d’origine. Le défaut est que ce voyage est lent et les péripéties se font trop rares, le rendant par moment des plus ennuyeux.
Ca te fatiguerais de sourire parfois?
Heureusement, l’exotisme de la langue mélangé aux instruments tous plus incongrus les uns que les autres nous fait courir et danser jusqu’à en avoir une sensation de vertige (« Crossing the Valley »).
Il parait que son répertoire est l’héritier des grandes traditions d’opéras vietnamiens. Avec une intelligence certaine, Huong Thanh fait du neuf avec du vieux et propose une rencontre entre 2 époques, parfois avec un brio à en faire pâlir d’envie d'autres jazzy-woman comme Youn Sun Nah (« What the Bird Says »).
Au final, un voyage qui laisse ses passagers mitigés. Si il a souvent paru bien long, les rares aventures dans lesquelles il nous a amené, comme par exemple avec ces 2 femmes (« Two Sisters »), nous fera dire qu’on a aucun regret.
6.5/10