Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Si vous ne voyez pas où est la Gambie, vous n’êtes surement pas les seuls. En attendant, vous pouvez regardez sur une carte, c’est un minuscule bout d’Afrique dont on parle peu, la faute à un manque de génocide ou de famine qui passent mieux à la télé que des reportages sur le boom de l’utilisation du portable et de l’internet.
Ce disque est sortit 5 ans après la mort de son auteur, l’illustre Jali Nyama Suso. Illustre n’est peut-être pas le mot. Mais en tout cas certainement le plus musicien le plus connut de Gambie, en grande partie car il est partit enseigné la Kora à l’université de Washington. Notez que la France aime bien reprocher à l’Amérique son manque d’ouverture vers l’Afrique, mais va falloir attendre pour voir un conservatoire français qui propose autre chose que du piano…
Que dire sur cet album?
Déjà, qu’être considérer comme un maître d’un instrument à 21 cordes et extrêmement populaire en Afrique de l’Ouest, ca vous pose son homme.
Ensuite, que réussir à faire 8 titres sur plus d’une heure avec un instrument, ca laisse pas indifférent non plus.
Puis, qu’un mec comme ça retourne dans son pays encourager et donner l’opportunité aux musiciens de sa région d’enregistrer leurs musiques, ça donne une bonne dose de charme au bonhomme.
Enfin, quand ce bonhomme meurt à 65 ans de la tuberculose, ayant déjà tout accomplit mais pouvant encore faire tellement plus, bien vous l’appelez une légende, et vous écoutez l’album avec émotion et une petite boule dans la gorge, en vous demandant quand le monde a décidé qu’il fallait mieux rendre hommage à des commentateurs sportifs moitié cisra motié golmon qu’à ce genre de héros modestes.