Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Si il y a bien une chose à la hauteur de la prétention de Kanye West, c’est probablement son sens de la démagogie. Il est facile de reprocher à Bush de ne pas aimer le peuple afro-américain à cause de son manque de réactivité lors de l’ouragan Katrina, c’est tout de suite moins convaincant de se poser porte-parole de la frange du peuple black qui vit dans la merde quand on pleure sa mère morte à la suite d’une liposucion l’année même de la sortie de « Graduation ». Dans un sens, il est pas si éloigné que ça de Bush Jr, qui jouait au golf tranquillos pendant la guerre en Irak. Mais trêve de blabla sur sa vie personnelle, c’est pas ultra intéressant non plus.
Tout d’abord, et même si ça n’a que peu d’importance, on notera une magnifique pochette tout en couleur. Qualitativement, c’est simple, Graduation est une mine de tube, sans pour autant perdre son sens en tant qu’album. Kanye West se pense légendaire: il l’est. On pourra faire quelques reproches, comme sur« Stronger » qui n’apporte pas tant que ça à la version originale, ou sur « Drunk and Hot Girls» , ultra répétitif.
Il n’empêche: West à marqué l’histoire. Avec un rap désormais reconnaissable entre tous, une production peaufinée au maximum, des fEaturings bien choisis -il réussit même l‘exploit de faire une excellente chanson avec Chris Martin de Coldplay sur « Homecoming»-, et des samples toujours adaptés aux lyrics: Graduation sera dans les musées.
Cet album pourrait donner lieu à 1000 discussions pour savoir à quel point il est génial. Il suffit d’écouter « Can’t Tell Me Nothing » pour clore les débats. Kanye West est le meilleur. Qu’on l’aime ou pas, on ne peut effectivement rien lui dire: son album est quasiment irréprochable, point.
9/10