Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Si je n’aime pas trop les comparaisons entre les groupes, qui bien souvent dévalorisent leurs quêtes d’unicité et les englobe tous dans un même schéma, il est certain qu’on ne peut écouter Make Sure They See My Face sans penser régulièrement à Bloc Party, ce qui n’est pas déplaisant.
Né dans le pays du regretté Hailé Sélassié 1er, peu apprécié de Mitterrand et de Mussolini (révises ton histoire et tes cours de rastafarisme mon bonhomme, car là on parle d‘un véritable héros, voire messie pour certains), Kenna émigre aux Etats-Unis où il développera son amour pour la musique, notamment par le biais de U2 (oui lecteur, tu peux lol).
Vu l’absence flagrante d’influence de musique africaine dans sa musique, on peut penser qu’il n’est pas particulièrement attachée à celle-ci, alors on le considérera comme américain. De par le fait, il convient d’être plus sévère, car la concurrence y est plus rude. Or, pour un album pop, éléctro-pop, pop-rock et toutes les combinaisons que l’on peut faire avec cela, on n’a pas de quoi s’émerveiller. L’indispensable « Say Goodbye to Love » rend l’écoute de l’album presque obligatoire, mais vous pouvez presque arrêter le Cd sur cette piste, exception faite de 2/3 titres, dont le très bon « Loose Wires » .
Le cavalier noir est vraiment noir...
Alors que son 1er album paraît en 2001, il lui a fallut 6 ans, en partie excusable par des retards imprévus, pour pondre une œuvre globalement banale au possible. Pour ceux qui n’écoutent pas plus que ça de la pop/éléctro/rock, « Make Sure They See My Face » est d’une haute qualité et, par conséquent, chaudement recommandé. Pour les autres, c’est comme si vous le connaissiez déjà par cœur, excepté pout les titres cités ci-dessus, alors passez votre chemin.
6/10