Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Des artistes afghans, t’en connais beaucoup toi? Alors bien sur, t’as peut être un ami qui fait des bolas et s’est inventé des origines afghanes depuis quelques années en pensant que ca ferait plus cool que marocain. Mais objectivement, la culture afghane contemporaine, tu n’y connais rien, et c’est pas surprenant, Nagui n’y a pas encore organisé de Taratata.
Tout ceci étant dit, revenons en à nos moutons afghans. Le garcon dont on parle là est quinquagénaire lorsque parait cet album. Sa réputation n’est alors plus à faire, notamment en Europe (tu crois quand même pas que les salariés smicards de ma médiathèque vont allé jouer les découvreurs de talents sur place non?). Précisons tout de même que son nom n’est pas inconnu dans les milieux s’intéressant au Moyen-Orient et à l’Asie Centrale, pour la radio ca sera pas pour tout de suite.
Avec un génie non dissimulé, Khaled va nous raconter sur 9 titres la prestance de la musique afghane. Si rien ne nous permet de savoir quel est le message de l’artiste, si seulement il y en a un, on ne peut s’empêcher de penser que les musiciens avaient quelque chose à prouver. Le défi de rendre facilement accessible la tradition perse (en effet, la culture perse ne s'est pas limité aux frontières actuelles de l'Iran) est lancé. Accessible est peut-être un bien grand mot, car tout le monde ne supportera pas les morceaux faisant entre 8 et 14 minutes. Qu’ils passent leurs chemins, car les obstinés ne seront pas déçus du résultat. Khaled Arman est le héraut d’une culture vieille et belle comme le monde.
Si l’objectif était de nous faire intéresser à la culture nationale, alors le résultat mérite bien un 8/10