Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Question du soir: Peut-on aller dans le métro sans voir un imbécile rentrer dans un wagon sans laisser les gens en sortir?
Turc, Kudis Erguner est apparemment considéré comme un maître chez les derviches tourneurs, qui sont, pour simplifier à l’extrême, des excellents danseurs à la base reconvertis dans le spectacle pour touriste. Le même touriste couillon qui pense être hype après avoir acheté des mocassins au marché égyptien d’Istanbul. Enfin bref, y’en a bien qui viennent voir la Tour Eiffel à Paris.
Si il joua un grand rôle dans la réhabilitation des derviches tourneurs au milieu du 20ème siècle, ca n’a rien d’un hasard. Kudsi Erguner est effectivement un maître de cette musique, à laquelle il apporte une touche presque jazzy. Les derviches tourneurs sont réputés, au cours de leur magnifique cérémonie (bon celle pour touriste est parait-il minable, mais mon petit doigt m’a dit que dans des villes plus modestes, c’est un spectacle qui vous marque pour très longtemps), être dans un état de transe ou semi-transe. Un titre comme « Semai » vous fera partager cette sensation.
Au final, il s’agit d’un album très spécial, difficile à apprécier. La musique est pour le moins originale, mais tout le monde n’aimera pas, loin de là ! Cependant, si vous donnez à Ottomania la chance de vous convaincre, nul doute que vous puissiez devenir un fan et vous endormir chaque jour de votre vie en sa douce compagnie.
7/10