Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Quand j’ai acheté l’album à sa sortie, tel un fan hystérique, je me rappelle que tout le monde se moquait. Lilly Allen: c’est commercial, elle a fait qu’une chanson, c’est un truc de radios etc.
Détrompez-vous bande d’imbéciles, et je vais vous le démontrer.
Lilly Allen est une «fille de» , donc on pourrait suspecter son statut de l’avoir beaucoup aidé. En fait non, elle se fait connaître via son mYspace, au lieu de profiter de la notoriété de papa et maman. Apparemment, elle se faisait même de l’argent en dealant de l’ectasie.
Bref, Lilly est une vraie anglaise, londonienne qui plus est, comme on en fait encore heureusement, mais plus beaucoup. Elle boit de la bière, se met des caisses de façon qu‘on imagine bien dégradante, parle comme elle l’entend, a une bonne dose d’humour british, et a surtout un putain d’accent qu’elle ne semble pas du tout cherchée à camoufler. Lilly Allen est ce pourquoi les Britanniques sont toujours le peuple le plus cool du monde.
Plus qu’un joyeux album pop, « Alright, Still » est empreint d’humour facilement compréhensible, et qui, de toute manière, se ressent dans le ton de la chanteuse. Accompagnée d’un Dj pas maladroit, Lilly Allen raconte tour à tour comment elle se venge de son ex « Smile », comment elle se débarrasse avec des excuses toutes plus bidons les unes que les autres des mecs pénibles qui viennent la draguer sur « Knock ‘Em Out », comment elle en vient à se battre avec une autre femme dans une boîte sur « Friday Night », et pour conclure l’album, de son frère qui produit tellement de fumée d’origine illicite dans sa chambre qu’elle ne parvient plus à le voir (« Alfie »). Lilly Allen est une version censurée, sexy, anglaise, accompagnée d’une bonne musique, et ayant eu beaucoup de succès, de Didier Super. Donc rien à voir.
7.5/10