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Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.

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Neapolis Ensemble. La Palumella (2008): un lien avec les Sopranos?

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/2/8/0794881896820.jpg

 

Tout ce qu’on peut apprendre sur le groupe se trouve dans le petit fascicule accompagnant le Cd, alors plagions synthétiquement:

 

Neapolis s’est formé avec le but de faire découvrir la tradition musicale napolitaine. Il se produit dans les centres culturels et les théâtres d’opéras, festivals de musiques du monde, festivals classiques et de musique ancienne. 1er disque en 2006, le groupe remet le couvert avec « La Palumella » en 2008. Au travers du prisme de la résistance à la disparition des langues, des traditions et des cultures, de la violence, de l’uniformisation, Neapolis nous fait découvrir le répertoire napolitain traditionnel s’étalant entre le 17ème et 19ème siècle.

http://www.mutius-musicconcept.com/images/stories/flexicontent/l_22-a_neapolisyves-petit.jpg

 

Place à la critique.

Comme tout bon consommateur que vous êtes, vous avez déjà vu maintes films de plus ou moins grandes qualités sur les mafias italiennes et italo-américaines (qui d’ailleurs ont très peu de rapport, mais pour en savoir plus, vous n’avez qu’à lire des livres sur le sujet). Bref, ces histoires touchent toujours de près ou de loin à la mozzarella, mais surtout à Naples.

 

La musique que nous propose Neapolis est exactement celle qu’on aimerait entendre pour nous décrire ces villages des campagnes de la grande ville ou bien ces musiciens itinérants jouant sur les places de l’éternelle ville du crime. Grâce à un chant alternant les voix masculines, féminines, ou mélangeant les deux, le groupe nous plonge dans l’Italie profonde, la vraie, la belle et passionnée. L’image qu’on se figure de ce pays à l’écoute de cette musique est conforme aux souhaits des musiciens. Ici, on ne parle pas l’anglais, on ne mange pas MacDo, et on écoute pas Kanye West. Non, ici, on chante, on joue et on danse, mais on n’aborde pas que des thèmes légers, et c’est toute la complexité de la chose.

 

Sur 11 titres, Neapolis réhabilite l’Italie, que certains bonhommes aux mœurs légères mais aux lourdes fonctions politiques entachent depuis trop longtemps. L’Italie, et ici Naples plus précisément, ça n’est pas que des joueurs de foot surpayés, des médias corrompus, des hommes politiques qui privilégient les partouzes aux sommets européens et des parents de gamins footballeur amateur de 8 ans qui lancent des bananes à un des bambins sur le terrain par ce qu’il est noir. Ca c’est l’Italie qu’on aime pas trop et qu’on nous montre tout le temps.


Mais l’Italie, la vraie, c’est celle qu’on retrouve sur « Alla montemaranese », sur « o cunto e Masaniello », sur « tarantella della liberazione » et sur bien d’autres titres encore. C’est l’Italie du bon vin, des tomates mozzarellas baignant dans l’huile, des scooters bruyants, des fêtes sur les places, des gens de tous les horizons, des glaces aux milles parfums, des vieilles qui vont à l’église, des vieux qui glandent sur les bancs, et des gens en général qui te causent pour un oui ou pour un non, mais toujours avec le sourire.

 

M (c'est moi) y est allé cet été avec des amis, alors le jugement n’est pas impartial. Mais on s’en fout, vous savez que j'ai raison.

Et pendant qu’on y est, on emmerde Milan et Venise. Ca, c’est pas l’Italie qu’on aime.

 

8/10

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