Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
La vie de Nneka ne serait pas ce qu’elle est sans son 2ème album qui lui offrit la gloire. Raison 1ère: son single « HearthbEat »
Si je trouvais un peu cucu de parler de prépondérance de la religion dans « Victim of Truth », on la ressent ici beaucoup plus. Une sorte d’aura accompagne la voix de Nneka, porteuse d’espoir. Balançant des vérités par-ci par-là sur la mauvaise voie qu’emprunte son pays natal: le Nigéria, la belle artiste persiste tant dans ses défauts que dans ses qualités.
Parlons des textes: c’est très bien de dire que les dirigeants nigérians parlent de solutions sans en apporter, mais n’est-ce-pas elle-même ce qu’elle fait? Alors bien sûr, elle, c’est une artiste et pas une femme politique, mais j’éprouve une certaine exaspération envers les gens qui quittent leurs pays pour ensuite en critiquer la gestion. Par ce qu’à mon sens c’est essayer de vendre de la bonne conscience au moyen de disques, et tout ça sur le dos du difficile quotidien du peuple qui l’a vu naître et qu’elle a un peu abandonné. Mais ne stigmatisons pas non plus, le Nigéria n'est pas une sorte d'enfer sur terre.
Et si nous ne jugeons pas un album sur son auteur, permettons-nous au moins de remettre en question les textes.
Musicalement, peut-être un peu moins soul, peut-être un peu plus dynamique, peut-être un peu plus complexe dans la structure. Mais dans l’ensemble, il faut pas se leurrer, c’est pas très loin du 1er album.
7/10