Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Nneka a une vie qu’on peut facilement mettre en parallèle avec Inna Modja, en prenant quelques raccourcis quand même. Elle grandit au Nigéria, se prend de passion pour la musique, puis part faire carrière en Allemagne. Musicalement, on retrouve aussi quelques similarités avec notre Malienne, puisqu’il s’agit d’une musique soul et hip-hop, flirtant parfois avec le reggae.
Rpz les jolies filles aux mauvais goûts !
Son 1er album: « Victim of Truth » ne reçoit que des critiques positives. Pour autant, le considérer comme un chef d’œuvre me parait un peu hâtif.
Une jolie voix et une instrumentation correcte, ça ne donne tout au plus qu’un bon album, d’autant plus quand les critiques s’évertuent à répéter qu’elle sait ce que c’est que la vie difficile puisqu’elle a vécu au Nigéria ce qui rend ses textes engagés encore plus poignants. Mouais, sauf qu’en cherchant un tout petit peu on voit qu’elle ne vivait pas dans la misère. Et surtout, en Allemagne aussi il y a des gens qui ne roulent pas en BMW. Je sais pas qu’est-ce qui force à penser les critiques de la toile qu’un artiste noir doit obligatoirement être engagé et être parti du bas. Mais bon, une succès story: ca vend plus.
A mon sens, Nneka devrait par la suite se concentrer sur le rap où elle excelle, comme on le voit sur « God of Mercy ». Par ce que sa voix soul, aussi belle soit-elle, n’apporte que peu de réelle d’émotion, trop distillée qu’elle est par la musique et les arrangements.
6/10