Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Est-ce vraiment intéressant de parler d’un groupe à la fois connu et disparu depuis un bon moment? On pourrait arguer que non, car tout le monde connaît. D’un autre côté, comme bien des groupes, la plupart des gens ne connaissent d’eux que quelques chansons, et ceux qui à notre époque écoutent encore leurs albums se font rares. Personnellement, vaniteux comme je suis, il m’aura fallu de nombreuses années pour me résoudre à écouter ce groupe de la catégorie des «on se doit de les connaître». La 1ère fois qu’on a cherché à me convaincre de la qualité de ce groupe, j’étais motivé mais trop soul pour m’en souvenir le lendemain. La 2ème fois, c’est une magnifique femme qui a m’en a vanté les mérites. Alors quand on est comme moi et qu’on recueille plus souvent de sourires de la gente féminine par pitié que par admiration, on fait tout pour plaire, quitte à écouter les Portes.
Pourquoi une telle histoire? Pour convaincre ceux qui, comme moi, pensent que toujours regarder avec nostalgie vers le passé quant il s’agit de musique est idiot, se doivent quand même d’écouter les Doors, ne serait-ce que pour avoir une argumentation un tant soit peu développée quand il s'agit de faire pleurer leurs fans inconditionnels.
Bon, finit l’autobiographie, place à la biographie. Le groupe se fonde en 1965 autour de Jim Morrison. Plus inspiré par le LSD que par l’évangile, The Doors joue sur scène, provoque, et se fait signer par un label. 1er album sorti en 1967, pas un grand succès avant que « Light My Fire » ne soit coupé pour en faire un hit. On a beau être un rebelle, ça empêche pas d’aimer l’argent et la gloire.
Ennemi Public numéro 1
Bizarrement, excepté un très mauvais blog, je n’ai vu personne qui parlait sérieusement de l‘album. Evidemment, comme il s’agit de leur 1er album, beaucoup estiment qu’il s’agit de leur meilleur. Peu importe, pourvu que l’on sache que c’est réellement un bon album. De là à crier au génie, on n’ira peut-être pas jusque là, mais la voix virile et éraillé de Jim Morrison laisse déjà son empreinte dans l’histoire de la musique, tandis que le son caractéristique de l’orgue électrique de Ray Manzarek se gravera à jamais dans la mémoire de quiconque écoute « Break On Through (On The Other Side) ».
Bref, tant pour l’époque que maintenant, « The Doors » est un album à écouter.
Indispensable de le posséder? Tout de même pas, mais ça ne vous fera certainement pas de mal. Et qui sait, peut-être que aurez-vous-même la chance de séduire grâce à cela une fille qui fait office de chaînon manquant entre l’humain et le divin.
7.5/10