Si à première vue ce genre de musique s’adresse plus aux curieux qu’à ceux qui recherchent simplement des bons morceaux à mettre sur leur mp3, il n’en est rien. Certes, le morceau de 10 minutes entièrement chanté vous laissera certainement sur le carreau. Mais, étant placé en fin d’album, vous n’aurez qu’à l’esquiver. En revanche, le reste de l’album contient un certain nombre de petites pépites qui plairont tant à des amateurs de musique inédite qu’à des fans de rock plus « normal ».
Il s’agit là du 2ème album du groupe (d’ailleurs toujours en activité), et tout est pourtant déjà parfaitement au point. Je ne vous ferai pas un résumé de la biographie du groupe, leur site officiel, excessivement intéressant, le fera mieux que moi. De plus, leurs nombreuses nominations ces 15 dernières années pour tout un tas de récompenses et de participations dans tout un tas de festival, me laisse croire que ce groupe a une notoriété bien plus importante que leur origine de nous laisserait croire.
Ecouter cet album vous rappellera, ou vous apprendra c’est selon, pourquoi la musique est la plus belle œuvre de l’humanité. Si le groupe provient d’un région rude où vie et survie ne forment encore souvent qu’un seul et même mot, nul doute que son public peut venir de tous les horizons. En faisant des chansons d’une durée inférieure à 5 minutes, Yat-Kha permet au plus grand nombre d’écouter une musique venue d’ailleurs, mais néanmoins et fort heureusement adaptée à l’heure moderne.
La voix de « Chashpy-Khem » apaisera les cœurs les plus lourds, le rock lourd de « Solun Chaagai Sovet Churtum » vous démontrera la fin de l’hégémonie britannique tandis que le rythme endiablé de « Karangailyg Kara Hovaa » vous permettra de faire découvrir ce groupe en soirée, pour peu que vos amis ne soient pas aussi fermés d’esprits que certains membres des divers syndicats étudiants. Si ca ne vous suffit pas, le reste des titres de l’album sont du même niveau.
10/10