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Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.

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Akeikoi from connection. Binfako (2002): persistance de la francafrique?

http://www.parapharma.fr/devianlamusique/enfants/images/akekoi%20ls%20cassent%20le%20monde%20boris%20vian%20cd.jpg

 

 

 

Ils sont décrits comme étant « loin des clichés de superposition, l’univers d’Akekoi apparait comme la 1ère fusion afro-rock complètement équilibrée et aboutie, où chacune de ses expressions garde son intégrité, sa finesse, sa puissance, sa folie ». A voir: la musique africaine me paraît trop méconnue pour être certain de qui fut le premier à faire ci ou ca, mais à défaut d’être les premiers, il est au moins certain qu’ils sont dans les meilleurs du genre.

 

Ce groupe est la rencontre entre un rock band français des nineties composé de 3 frères: les Caline Georgette, et la troupe Yelemba d’Abidjan, composée non pas exclusivement d’ivoiriens mais aussi de ressortissants de pays alentours. A 1ère vue, le groupe était bien partit pour ressembler à un bazar sans nom, et ca risquait fort de se transcrire dans leur musique. Seulement, on ne le rappellera jamais assez, la musique n’a pas de frontière, alors ca marche. A grand coups de percussions, de guitares saturées, de chants africains amenés par des hommes et des femmes, Akekoi a un univers unique. 

 

Pas de messages, en tout cas de messages audibles pour un francophone, pas de fausses notes, pas de tentatives pseudo-expérimentales. Les musiciens jouent ce qu’ils doivent jouer, avec énergie et justesse. Cependant, les nantais ont tout de même ramené avec eux en Afrique leur côté punk, ce qui donne un son moins « léché », et c’est plutôt agréable.

Les enregistrements de musique africaine ont tendance, peut-être pour aller à l’encontre des préjugés, à être trop perfectionnés, et ainsi perdre de leurs authenticité. Ce n’est pas le cas ici et grand bien nous fasse.

Nez en moins, cet album est loin d’être génial, et est même carrément inégal. Tantôt on écoute un titre extrêmement sympathique, tantôt on se croirait juste assister à un cours de guitare électrique chez un prof particulier minable qui aurait comme voisin un folklore ivoirien. La musique est toujours très travaillée et l’ambiance est maintenue tout du long de « Binfako» , mais elle ne nous transporte pas toujours vers le paradis, entre Nantes et Abidjan.

 

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