Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
4ème album de 2Pac, celui-ci est devenu tout autant un rappeur de renommée internationale qu’un acteur de cinéma apprécié. En bon artiste qu’il est, 2Pac rentre à fond dans la peau du personnage de gangster qu’il s’est donné, et abuse un peu trop de son flingue, quand il n’est pas trop occupé à abuser des femmes. Même si il s’en sort à chaque fois en donnant de l’argent par-ci par-là, il finit bien par faire de la prison pour avoir utiliser une de ses fans comme un joint: c’est-à-dire en la faisant tourner avec ses potes, mais sans son consentement. Bref, 11 mois de taule, pas cher payé me direz-vous. Bien oui mais l’argent n’a pas d’odeur, et ça tombe bien par ce que la justice n’a pas d’odorat, du coup on s’arrange. Si « Me Against The World » a la particularité d’être sorti alors que son auteur est derrière les barreaux, il a également l’atout d’avoir été écrit après une tentative d’assassinat dont 2Pac a été victime.
Pauvre enfant, puisqu’il s’est fait tirer dessus, il est de bon ton de dire qu’il s’agit de son meilleur album et qu’il reflète l’âme de son auteur de la façon la plus profonde. Si 2Pac a montré qu’il pouvait se réorienter vers le métier de gilet pare-balle bipède, son album nous fait regretter qu’il n’ai pas saisit l’opportunité de s’orienter définitivement vers cette nouvelle voie. Par ce que non, Me Against The World est loin d’être son meilleur album, c’est même tout simplement loin d’être un bon album.
D’une banalité effarante dans les samples comme dans les beats, 2Pac nous pond même une chanson pour midinette avec « Dear Mama ».
On s’ennui du début à la fin, et on en éprouve même de la compassion pour un artiste qui nous habituait à mieux et dont cet album restera probablement son fameux uniquement pour les circonstances dans lesquelles il a été écrit, alors qu’il ne s’agit que d’une très médiocre partie de son œuvre.
Petit exception pour la chanson « Old School », qui porte bien son nom.