Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Et une fois de plus, la palme du foutage de gueule revient à music-story. Le seul site français à faire la critique de l’album? C’Est-ce qu’on pourrait croire en recherchant sur Google. Mais là où il y a normalement la critique, on ne retrouve que les liens vers des sites d’achats de Cd et des plateformes de téléchargement payantes. Logique commerciale de merde.
A nous:
Groupe guinéen fondé en 1961, Bembeya Jazz National reçoit en 2011 le prix du meilleur orchestre africain des 50 dernières années. Eh ouais, quand même!
Maintenant vous avez honte de ne pas connaître, et c’est bien fait pour vos têtes de chauvins. Vous êtes cependant pardonné, car d’après le site guineeconakry, la jeunesse d’Afrique de l’Ouest ne connait elle-même que très peu le groupe. Je recommande d’ailleurs le site: il est plaisant de voir qu’un journaliste guinéen écrit dans un meilleur français qu’un présentateur lambda surpayé de la presse française à grand tirage.
Le problème est qu’on en apprend pas plus, excepté que le Bembeya Jazz National est presque vénéré par les anciens d’Afrique de l’Ouest. J’en profite d’ailleurs pour signaler que si j’ai écouté ce disque, c’est par ce que j’avais vu sur Arte qu’ils avaient participé à la décolonisation de leur région. C’était il y a longtemps alors je ne peux en dire plus vu ma misérable mémoire, vous vous contenterez donc de me croire sur parole. Mais c’est probablement une des raisons pour lesquelles les musiciens sont si respectés.
Economique et écologique: le taxi à 20
Si l’on compte les lives et les compilations, cet album de 8 titres est leur 14ème. Les instruments sont divers et variés, mais ce qui retient particulièrement l’attention sont les voix. Mi-chantant mi-parlant, le chanteur principal apaise notre esprit tandis que les chœurs véhiculent l’âme de l’Afrique (par Afrique, j’entend bien sur la Guinée, le Mali le Burkina etc. La musique n’est pas homogène sur tout le continent, contrairement à ce que pourrait laisser entendre les classifications les plus répandues). Le plus surprenant reste ce que je qualifierais de « fond de la musique ». En effet, on pourrait croire que des sonorités sud-américaines ont profondément inspirées l’album, une chose assez rare et appréciable.
Au final, Bembeya est un bon album, certainement pas celui qui leur a permis d’accrocher l’imposant titre de « meilleur orchestre africain des 50 dernières années », mais qui reste très agréable à l’écoute.
7/10