Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Fait le plus notable dans la vie Busta Rhymes entre cet album et le précédent, il annonce s’être convertit à l’Islam. Si à première vue, on en a rien à faire, il faut bien s’apercevoir que la situation n’est pas la même pour les rappeurs américains et ceux français. Si ici il s’agit presque d’une obligation de rappeler qu’on ne mange pas de porcs un vers sur deux (cf La Fouine ou Fababy), ça n’est certainement pas le cas de l’autre côté de l’Atlantique.
Et est-ce que ca a une influence sur sa musique? Non, Busta Rhymes a gardé sa ligne directrice d’être un gars agressif. Le gros changement est finalement que, en un mot comme en cent, Trevor nous sort un album à gerber. Entre la multiplication de Feats totalement bidons ou l’utilisation abusive d’instruments à la con pour déformer la voix, on voit que le rappeur est tombé bien bas. Pas de flow ou de titres particuliers pour rattraper le tout, l’ensemble est à jeter. On trouve des bonnes phases dans certains titres mais impossible de les écouter en entier quand on a le souvenir d’un album comme Anarchy. Une honte.