Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.
Lorsque sort leur 5ème album Cosmo’s Factory, les Creedence ont déjà fait leurs preuves. En sortant 4 albums réputés de grande qualité et ayant rencontré un énorme succès en 2 ans, ils se sont fait un nom que personne ne devra jamais oublier. Mais ce n’est pas pour autant que John Fogerty et sa bande relâchent la pression. Tournées, composition et enregistrement, il semble que ce soit les seules choses qui les animent. Du coup, cet opus surfe sur la vague de leur réputation durement acquise, mais n’est pas pour autant bâclé. Bien au contraire, et il sera célébré tant par les critiques que par le public, en étant le plus grand succès commercial du groupe.
De tout façon, même si vous n’avez jamais écouté cet album, vous avez surement entendu plusieurs titres dans divers films comme Forrest Gump. A moins que vous n’ayez jamais vu divers films dont Forrest Gump, et dans ce cas, je vous prierai de quitter ce blog, car vous n’êtes pas cool.
Sur les 11 titres, on retrouve 3 reprises: « Ooby dooby », « My baby left me » et « I heard it th rough the gravepine ».
Fait amusant, comme pour chaque grand groupe américain, on veut donner à leurs chansons, à tort ou à raison, un sens politique. Ainsi, suivant les sources, « Run Through The Jungle » serait une chanson contre la guerre au Vietnam, ou alors il s’agirait de « Who‘ll stop the rain », cette chanson pouvant aussi faire référence à leur concert sous la pluie à Woodstock. Etant donné qu’aucune parole ne fait allusion à la guerre du Vietnam, peut-être même étaient-ils favorables à la guerre au Vietnam. Allez savoir! On est sur de rien. Encore que cela aurait été surprenant, au regard du mauvais souvenir que Doug et John avaient ramené de leur séjour au service du drapeau en 1967.
Quant à la qualité de l’album, je serais bref. Des chansons certes un peu courtes dans l’ensemble, mais cela montre le talent de composition du cadet Fogerty. Au lieu de répéter son riff de génie sur 6 minutes, il nous la joue court, car il sait qu’il en a derrière une centaine pour faire autant de morceaux grandioses qu’il le souhaite. La batterie fait son boulot. La voix du bonhomme est toujours aussi incroyable. Et on ajoute même un bon gros saxophone pour clôturer l’album. Du blues au rock, du rock au blues, la formule marche et ne lasse pas.
Alors bon, Jimmy Hendrix, les Rolling Stones ou encore Led Zeppelin, c’est mignon, ca veut être rock, ca gratouille sur sa guitare. Mais si vous voulez vraiment parlez rock ‘n’roll, pas le choix: c’est Creedence.
9.5/10