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Albums, concerts, films. Peu importe le style que vous appréciez ou le pays qui vous intéresse, nous en parlons, et de préférence avec humour.

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Les Noubas d'Ici. La Bellevilloise (2011)

                                                                        

 

M et sa bIatch sont allés voir Akim El-Sikameya, dont l’agent leurs avait gentiment proposé de venir, à la Bellevilloise. En fait, il ne s’agissait pas que d’un concert, mais d’une soirée artistique organisée par Akim, et on va pas se le cacher, c’était sacrément bien.

 

Le 20ème

M n’avait jamais eu l’occasion d’allée dans le 20ème, plus précisément métro Gambetta. D’une part M ne comprend pas la mauvaise réputation du quartier. D’autre part, M trouve que l’abondance de bobos nauséabonds reste toutefois largement compensé par le style du quartier, sorte de passerelle entre Paris et Berlin Est, avec un peu d’imagination quand même.

 

La Bellevilloise

Sacré salle que celle-là. Située à 5mètres de la Maroquinerie, La Bellevilloise, non contente d’avoir un club et 2 salles avec de superbes décorations, propose une grande diversité d’événements gratuits ou pas trop cher. L’alcool et la nourriture y sont assez chers, mais si vous pouvez pas tenir une soirée sans être saoul, le cocktail du jour est cool, en bonne quantité et à 5euros.

 

 

La Biatch de M

Eh ouais! La rançon de la gloire d'un blog de qualité aux lecteurs alcooliques.

 

Les Noubas d’Ici

Concept tout simplement génial: une soirée pleines d’animations, un mec qui met de la musique pendant les intermèdes (autoproclamé Dj, enfin bon il met juste sa playlist sur son Mac), et, pour finir, un concert d’Akim.

 

 

On commence par un court métrage d’élèves de l’école des Gobelins. 6 mois pour faire ça? Bin ça a dû picoler sévère au lieu de s’atteler à faire un projet potable. Tu m’étonnes que la France soit pas douée en film d’animation (à quelques exceptions près bien sur).

 

Ensuite, on a eu le droit à un Berlinois qui mixait un son extrêmement bizarre, genre minimaliste bien pourrie, mais tout en dessinant en même temps avec son ordinateur (retransmis sur un mur blanc sur la scène). Il ne s’agit pas tout à fait d’un dessin mais plutôt d’une création de billes de différentes couleurs se succédant les unes aux autres. Bizarre mais sympa.

 

On a eu aussi le droit à un défilé de plusieurs spectateurs parmi lesquelles il faillait choisir le plus stylé, au point de vue des vêtements.

Le concept aurait pu marcher si la présentatrice n’avait pas comme modèle les plus imbéciles des présentatrices de la télévision.

 

Moins inattendu mais pas pour autant pénible, une danseuse orientale apportant avec quelques autres styles de danse très aboutie pour des yeux inexpérimentés comme les miens.

 

Pour finir, le concert du bien nommé Akim, le tout avec des dessins fait en direct par une jeune artiste. Elle, elle s’est bien moquée de nous. Au début, elle nous a fait un truc que même votre fidèle serviteur, pourtant pas bien doué, aurait pût faire dès l’école maternelle.  Mais après, ce fût éblouissant de pertinence par le lien entre le dessin et la musique, et par la beauté des œuvres pour un travail fait aussi rapidement et sans préparation préliminaire.

 

Quant au concert en lui-même, deux choses regrettables. Premièrement, les musiciens devaient faire des grands gestes toutes les 4 secondes pour que l’ingé son comprenne qu’il avait un job. Deuxièmement, la salle était inadaptée pour danser, ce qui est pénible quand le chanteur veut absolument que tout le monde viennent se dandiner devant lui, et que des gens s’exécutent, vous empêchant alors de voir quoi que ce soit à moins de vous mettre vous-mêmes debout, créant ainsi le même problème pour les gens derrière vous.

 

La formation, tout juste revenue d’une tournée en Inde, se compose d’une basse, d’un accordéon, d’une guitare, d’une semi-batterie, de ce qui s’apparente à une mandoline, et bien sûr Akim au chant et au violon.

On a commencé en douceur pour accélérer au fur et à mesure du concert. Le sourire d’Akim est contagieux, seule la durée de résistance à celui-ci diffère suivant la personnalité de chacun. Mais la sauce prend, les yeux s’écarquillent, les lèvres prennent une forme bien différentes que celle que l’on voit dans les métros.

 

Autant les albums d’Akim en laisseront certains indifférents, voire déçus, autant un concert comme celui-ci est garantit 100% satisfaisant pour quiconque a au moins une oreille. Ajoutons à cela l’originalité du concept qui l’entoure et l’extrême sympathie qui émane de notre homme, et vous aurez l’impression d’avoir assisté au concert de Jimmy Hendrix à Woodstock interprété par Gandhi, et ce, en compagnie de Catherine Zeta Jones, à peu de choses près.

 

M.

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