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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 16:18

http://www.starzik.com/covers/albums/Burn_It_Filastine-200215425.jpg

 

 

Si y’a bien une chose pour laquelle les espagnols ne sont pas des as: c’est la musique. Bon, ils ne sont pas forts en grand-chose. En fait, et sans aucun stéréotype bien sur, les espagnols sont nuls en tout. Sauf le dopage certes mais ca n'est malheuresement pas encore une discipline à part entière, et l’Interville version hardcore, mais y’a que eux d’assez cons pour trouver ca ludique en même temps. Bref, si les espagnols sont des manches pluridisciplinaires, leur nullité excelle en musique.

 

 

Mais alors, est-ce bien la peine de parler d’un groupe espagnol?

Oui, d’abord par ce que celui-ci est une des exceptions qui confirme la règle, et ensuite par ce que ca fait jamais de mal de casser du sucre sur le dos de ces ânes.

 

Bon, déjà expliquons qui est l’artiste. Vous vous en doutez, si il est bon, c’est qu’il est pas vraiment espagnol. Tout d’abord il est né aux USA, et en plus il n’a plus depuis un moment de véritable lieux fixe. En réalité, il en a pas plus à foutre que ca de l’Espagne, ce qui nous fait déjà un point commun (sauf quand j'apprends par exemple que les 3/4 d'entre eux pratiquent le pari en ligne, puis manifestent contre l'austérité quand on leur file du pognon...).

 

Ce bonhomme est bien au dessus des basses considérations de frontières qui perturbent tant les esprits, et qui permet aux politiques de faire des longs discours avec du vent pour masquer leur manque de courage quant à de véritables problèmes.

 

http://www.thestranger.com/binary/1082/MusicLead-570.jpg

 

 

Mais là n’est pas la question, en tout cas Filastine est presque apatride, mais pas tout à fait non plus car la véritable situation d’apatride consiste à se faire défoncer dans tous les pays, alors que lui se balade tranquille avec son passeport. Il n’empêche que Filastine semble être un véritable altermondialiste, dont l’engagement est sincère et appuyé, ce qui le différenciera, exemple parmi d’autres, de Monsieur R.

 

C’est donc dans un tourbillon de musiques du monde entier que Filastine nous incite à voyager. L’électro n’est presque qu’un prétexte à l’ouverture spirituelle. Dans une demi douzaine de langues, l’artiste nous parle de divers sujets qui lui tiennent à cœur, sans que l’on y comprenne toujours grand-chose (et c’est peut-être mieux vu la déception qu’est le titre en français). Le beat n’est jamais au ras des pâquerettes, des styles du monde entier se rencontrent et s’entremêlent, les langues sont à la fois diverses mais ne font aussi qu’une seule entité, la musique représente les oubliés, le compte est bon, l’album est dingue.

9/10

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